Prévoir l’année 2025 : nombre de jours de travail à venir

Le chiffre tombe comme un couperet : 218 jours, c’est le minimum légal imposé aux salariés au forfait jours. Mais derrière cette règle, la réalité se décline à l’infini, entre calculs sur 365 jours, soustractions de week-ends, jours fériés et congés payés. Et chaque entreprise y va de sa propre partition, ajustant le décompte selon ses usages, ses RTT ou les fameux ponts qui font tant discuter autour de la machine à café.

Le simulateur officiel du temps de travail ne se contente pas de sortir des chiffres : il prend en compte la rentrée scolaire 2025/2026, les particularités régionales, les subtilités du calendrier. Les délais pour déposer ses congés ne se négocient pas à la dernière minute ; ils varient d’un métier à l’autre et pèsent lourd dans la planification des absences.

À quoi ressemblera l’année 2025 côté jours de travail ?

Préparer 2025, c’est d’abord jongler avec le fameux nombre de jours de travail 2025. Un casse-tête pour les RH, les cadres au forfait jours et tous ceux qui gèrent des plannings serrés. On part de 365 jours calendaires : on retire les 104 week-ends, puis les jours fériés 2025, 11 au niveau national, mais la liste s’allonge en Alsace-Moselle, ou dans certaines collectivités d’outre-mer. Ce décompte laisse, pour la métropole, 250 jours ouvrés 2025 (lundi à vendredi hors fériés). Si l’on ajoute les samedis, le total grimpe à 314 jours ouvrables 2025. Pour les salariés au forfait annuel jours, la loi fixe la limite à 218 jours travaillés, mais les accords collectifs et les usages d’entreprise peuvent encore faire varier la donne.

La répartition des jours non ouvrés et des jours de repos n’est jamais uniforme : certains secteurs imposent des rythmes totalement différents. La gestion des ponts, notamment autour de l’Assomption (vendredi 15 août), de la Toussaint (samedi 1er novembre) ou de l’Armistice (mardi 11 novembre), va pousser les responsables de planning à anticiper, surtout pour préparer la rentrée 2025/2026 ou organiser la couverture pendant les vacances scolaires.

Voici les chiffres de base à garder en tête :

  • Jours ouvrés 2025 : 250
  • Jours ouvrables 2025 : 314
  • Jours fériés 2025 : 11 au niveau national
  • Référence forfait jours : 218 jours maximum

La configuration du calendrier oblige à affiner le calcul du nombre de jours travaillés : il faut tenir compte des fériés qui tombent un week-end, mais aussi des règles propres à chaque région, à chaque secteur. Les différences de traitement entre salariés, conventions collectives et accords d’entreprise imposent une analyse personnalisée.

Quels repères pour bien comprendre jours ouvrés, ouvrables et congés payés ?

Impossible de s’y retrouver sans connaître le vocabulaire du temps de travail. Les jours ouvrés, ce sont les jours habituellement travaillés du lundi au vendredi, hors jours fériés. C’est cette base qui sert à calculer la durée du travail, les absences ou la paie. Les jours ouvrables élargissent le champ : du lundi au samedi, sauf dimanches et fériés. Ces deux notions, souvent confondues, ont pourtant des usages distincts selon les conventions collectives ou le code du travail.

La distinction n’est pas théorique : pour les congés payés, la règle française s’appuie sur les jours ouvrables : cinq semaines, soit 30 jours ouvrables par an pour un temps plein, samedis inclus même si ceux-ci ne sont pas travaillés. Les jours non ouvrés désignent surtout les dimanches et les jours de repos spécifiques accordés par l’entreprise, selon la période de référence et la convention en vigueur.

Retenez ces repères pour ne pas mélanger les termes :

  • Jours ouvrés : lundi à vendredi
  • Jours ouvrables : lundi à samedi
  • Jours fériés : 11 par an, variables selon la localisation
  • Congés payés : 30 jours ouvrables/an

À cela s’ajoutent les jours calendaires (tous les jours de l’année), les jours francs (utilisés pour certains délais légaux), ou encore les jours de repos hebdomadaire. L’agenda RH se construit donc sur un véritable patchwork, où chaque typologie de jour a son utilité et ses contraintes réglementaires.

Simulateur de temps de travail : comment l’utiliser pour préparer la rentrée 2025/2026

Le simulateur de temps de travail est devenu un allié des services RH, mais aussi des managers et des salariés au forfait jours. Impossible de s’en passer dès qu’il s’agit de visualiser la répartition des jours travaillés, des jours ouvrés ou des jours ouvrables sur toute une période. Pour la rentrée 2025/2026, il faudra scruter les ponts, anticiper les reports de congés, surveiller les jours fériés qui tombent en semaine et ajuster le forfait annuel jours des cadres.

La démarche reste accessible. On choisit son régime (35 heures, forfait jours…), on indique le calendrier des jours fériés (en Alsace-Moselle, par exemple, il faut ajouter les particularités locales), puis on entre le nombre de jours de congés acquis, ceux déjà posés, et les éventuels reliquats. Le simulateur livre alors le nombre de jours travaillés restants, isole les jours non ouvrés et pointe les créneaux à saisir pour optimiser la pose de congés.

L’outil affiche généralement un tableau ou une synthèse pour visualiser :

  • Jours ouvrés à travailler
  • Jours de repos et week-ends isolés ou groupés
  • Jours fériés insérés dans la semaine

Grâce à cette vue d’ensemble, il devient plus simple d’anticiper les périodes de forte activité, de planifier les absences et d’optimiser la gestion des congés, tout en restant dans les clous des accords collectifs ou des règles d’entreprise.

Jeune femme en réunion avec calendrier et notes dans un bureau

Conseils pratiques pour poser ses congés et anticiper les délais

En 2025, la stratégie reste la même : bien poser ses congés, c’est d’abord analyser le calendrier. Certains jours fériés comme l’Assomption, la Toussaint, l’Armistice ou Noël tombent parfois un jeudi ou un mardi, autant d’occasions de s’offrir un week-end prolongé en posant un ou deux jours de repos. Ce type d’ajustement permet de maximiser ses temps de récupération, surtout lors des fermetures collectives.

Les salariés au forfait jours bénéficient d’une latitude particulière, mais doivent suivre de près le calcul du nombre de jours travaillés sur leur période de référence. Les reports éventuels, les délais de prévenance (fixés par le code du travail ou les accords collectifs) ne se discutent pas à la dernière minute. Une demande de congé déposée hors délai risque fort de se heurter à un refus, ou à la contrainte de service.

Pour éviter les mauvaises surprises, quelques réflexes s’imposent :

  • Repérez les pics d’activité et les périodes de fermeture bien à l’avance.
  • Privilégiez les jours francs pour déposer vos congés, en gardant à l’œil les jours non ouvrés et les jours de repos hebdomadaire.
  • Entamez le dialogue tôt avec votre manager : la clarté dans les échanges permet d’éviter les conflits d’agenda.

Pensez aussi à vérifier les droits acquis et les modalités de report : le solde de congés payés doit être utilisé dans les délais prévus. Pour les salariés quittant l’entreprise, notamment en rupture conventionnelle, les jours restants seront à solder selon les règles en vigueur.

L’année 2025 se dessine déjà sur le papier des plannings. À chacun de jouer serré, entre calculs, anticipation et négociation, pour transformer ses jours de travail en temps choisi.

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